5 insultes et jurons belges à connaître

La langue française est vivante, riche, pleine de subtilités, et nous nous en réjouissons.

Après les mots et expressions typiques belges, place aux insultes et jurons ! Pour enrichir votre culture francophone, voici quelques jurons et insultes typiques de la Belgique qui vous seront utiles lors de votre prochain weekend à Bruges ou Liège.

Baraki

A l’origine, le terme “baraki” désigne les personnes habitant dans des caravanes ou des roulottes, souvent présentes à l’occasion de foires ou de fêtes foraines. Un “baraki” fait référence à quelqu’un de rustre, peu ouvert aux lettres et aux arts, qui a des goûts grossiers et qui est peu éduqué. Un équivalent en France serait le terme “beauf”.

Un “baraki” se dit également “gino”, “boyard” ou “ronny”.

Le saviez-vous ? “Baraki” s’adresse uniquement aux hommes, mais il existe un équivalent féminin : la “barakresse”.

Exemple : Tu as rencontré le nouveau copain d’Amélie ? C’est un vrai baraki celui-là !

Dikkenek

Ce terme est un emprunt au néerlandais dikke qui signifie “gros” et nek qui veut dire “cou”, il se traduit donc littéralement par “gros cou”. Cette insulte bruxelloise désigne quelqu’un de vantard ou de prétentieux. L’équivalent en France serait l’adjectif “vantard”, “crâneur” ou l’expression “avoir la grosse tête”.

Le saviez-vous ? “Dikkenek” est aussi le nom d’un film sorti en 2006. 

Exemple : Les Parisiens sont tellement dikkenek qu’ils doivent se faire faire des cravates sur mesure !

Broleux.euse

Popularisé par la chanteuse bruxelloise Angèle, le “brol” est un mot d’argot belge désignant le “bazar”, le “désordre” ou la “pagaille”. Ce mot est si répandu en Belgique qu’il en existe de nombreux dérivés, dont le verbe “broler” et l’adjectif “broleux”. Ce dernier désigne donc une personne ou un endroit désordonné ou “bordélique”.

Exemple : Il y a un brol monstre dans la chambre de Julia – quelle broleuse celle-là ! 

Dju ! / Nom di dju !

“Dju !” ou “nom di dju !” est l’équivalent belge de notre juron blasphématoire “nom de Dieu !” et s’emploie pour exprimer sa colère ou son énervement. Cette interjection ne s’orthographie pas de la même façon selon la région où elle est employée en Belgique :  Bruxelles, “dju” s’écrira “tcheu”, alors qu’en Wallonie, “nom di dju !” se dira plutôt “nom di djosse !”

Le saviez-vous ? Prunelle, personnage créé par le dessinateur belge André Franquin dans Gaston Lagaffe, utilisait souvent l’expression “rogntudju”, une déformation du juron “nom di dju”.

Exemple : Nom di dju, il fait caillant ici !

Zot

Communément utilisé du côté de Bruxelles, “zot” est à la fois un adjectif et un nom et sert à désigner un individu qui manque de bon sens et/ou d’intelligence. En français, nous utiliserons l’adjectif “imbécile” ou “abruti”. 

Dans un registre plus affectueux, vous pouvez également utiliser l’adjectif “biesse” qui permet de s’adresser à quelqu’un de nigaud ou d’idiot.

Exemple : Julien est vraiment zot, il a oublié son masque dans la voiture !

Bonus : Despeindeux d’gayole

Littéralement “dépendeur d’andouille”, cette éloquente insulte (synonyme de “zot”) s’adresse à quelqu’un qui est bête ou nigaud.

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