10 insultes et jurons québécois pour enrichir votre vocabulaire

Le français est parlé par 300 millions de locuteurs aux quatre coins du monde, dont la province canadienne du Québec. 

Pour vous familiariser avec le lexique d’insultes et de jurons québécois, voici une sélection qui va vous donner envie de lancer votre demande de naturalisation canadienne sur-le-champ tabernacle

Ostie ou Ostie de…  

Employé seul, le juron “Ostie” peut être utilisée comme interjection, pour exprimer son agacement envers une situation (exemple : “Ostie qu’il m’énerve”). Quant à “Ostie de…”, placé juste devant une insulte permet de l’amplifier. C’est un peu notre “pu***n” français. Ostie vient de l’hostie, le pain de communion dans la religion chrétienne. 

Bon à savoir : ce juron est l’un des plus appréciés au Québec et vous pouvez également utiliser sa version courte “sti”.

Exemple : “Ostie que c’est beau !” (direz-vous en découvrant les panoramas du Québec). 

Newfie 

Bien que moins populaire auprès des jeunes adultes, cette abréviation vient de “Newfoundland” et désigne les habitants de la province de Terre-Neuve située au Québec. C’est un terme péjoratif, mais relativement gentillet, qui signifie “bête”. En réalité, le “Newfie” est au Québec ce que le Belge est à la France.

Exemple : “Regarde-moi cette newfie qui ne porte pas de masque !” 

Gros colon 

On vous voit venir, mais “gros colon” ne signifie pas que vos organes internes sont de taille conséquente. Ce “colon” fait référence à un colonisateur et pourrait s’apparenter à notre “beauf” national français.

Exemple : “Je rêve ou Michael est habillé comme un gros colon aujourd’hui ?” 

Tabernacle 

Selon le dictionnaire du Larousse, un tabernacle est un sanctuaire itinérant. Pourtant, au Québec, le mot tabernacle (prononcez “tabarnak”) est un juron très populaire qui permet d’exprimer la colère, l’énervement ou la surprise. Un peu comme notre pu***n, en France.

Exemple : “Nous ne sommes pas parties en vacances depuis plus d’un an, tabernacle !” 

Criss ou Crisse (et toutes ses déclinaisons) 

Diminutif du mot “Christ”, criss peut venir ponctuer une phrase pour appuyer une idée. Ce juron peut également être décliné en adjectif ou en adverbe (“crissement” par exemple).  Tout comme “ostie”, il peut être qualifié d’équivalent au “pu***n” français. 

Exemple : “Ostie de criss de tabernacle, ce plat est immonde.”

Calisse 

Insulte très populaire au Québec, calisse (qui se prononce “kauliss”) fait référence à la coupe qui accueille le vin de messe dans la religion catholique. Ce juron permet d’exprimer son mécontentement, son découragement ou sa frustration. Les dérivés de “calisse” sont multiples : “je m’en calisse” qui signifie “je m’en moque” ou “je décâlisse” qui signifie “quitter un endroit”. 

Exemple : “Calisse je déteste les peintures de cet artiste !” 

Tu fais dur

Si quelqu’un vous adresse cette phrase, c’est qu’il vous trouve simplement repoussant. Comme c’est charmant. “Tu fais dur” peut également s’utiliser dans une situation qui couvre de ridicule les personnes impliquées, ou pour qualifier un lieu / un objet très laid. 

Exemple : “Franchement, tu fais dur avec ta chemise à pois.” 

Niaiseux (maudit) 

“Niaiseux” est une insulte tout à fait acceptable pour désigner quelqu’un de stupide, simplet, ignorant. Pour maximiser son effet, n’hésitez pas à y ajouter le mot “maudit”. 

Exemple : “Il ne sait même pas placer le Kazakhstan sur une carte ce maudit niaiseux.” 

Gros écœurant 

En français québécois, le cas du mot “écœurant” est particulier. Il signifie tout et son contraire, aussi bien “répugnant” et “mauvais’ que “génial” ou “formidable”. Seul le contexte vous aidera à traduire votre interlocuteur.  “Gros écœurant” peut être synonyme de “salaud”. Enfin, “écoeuranterie” désigne une mauvaise action ou une chose qui soulève le cœur. 

Exemple : “Il a fait exprès d’éternuer sur son voisin de train… quel gros écœurant !” 

Ciboire 

À prononcer “ciboère”, ciboire est utilisé la plupart du temps en tant qu’adjectif et permet de transmettre une émotion négative, du découragement. À l’origine, le Ciboire était un vase sacré où l’on conservait les hosties. Note : ce juron n’est plus vraiment populaire parmi les jeunes générations. 

Exemple : “Je ne comprends rien au ciboire d’explications de mon collègue.” 

Bonus 1 : Les nouilles ne sont pas toutes dans la soupe 

Vous aurez beau vous triturer le cerveau, on doute que vous puissiez spontanément comprendre la signification de cette expression. “Les nouilles ne sont pas toutes dans la soupe” est une manière imagée de qualifier quelqu’un de stupide. À bon entendeur ! 

Bonus 2 : Etre habillé comme la chienne à Jacques

Cette expression viendrait du mot Jaque, manteau de cuir que l’on mettait aux chiens pour la chasse au XVIᵉ siècle. Habillés de la sorte, les canidés avaient l’air parfaitement ridicules. Au fil du temps, le nom de ce manteau a été confondu avec le prénom Jacques et l’expression désigne aujourd’hui une personne très mal fagotée. 

Exemple : J’ai honte mais mon nouveau chum (copain) est vraiment habillé comme la chienne à Jacques.


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