Le paysage linguistique européen : zoom sur l’anglais

Bien que l’anglais soit loin d’être la langue maternelle la plus répandue, elle jouit aujourd’hui du statut de langue mondiale. Parlée par près d’1 milliard d’individus (dont 380 millions de natifs), c’est la langue étrangère la plus apprise dans le monde.

L’anglais occupe également la troisième place dans le classement des langues les plus parlées par des locuteurs natifs derrière l’espagnol (405 millions) et le chinois mandarin (un milliard).

Classée haut la main à la première place des langues les plus influentes, elle est devenue incontournable dans l’économie, la communication, la science et la diplomatie. La majorité des apprenants s’accordent pour définir l’anglais comme la langue des affaires par excellence : rien qu’en France, 48 % des travailleurs utilisent quotidiennement l’anglais dans leur activité professionnelle. D’ailleurs, dans de nombreux pays, notamment en Inde, sa connaissance approfondie permet de prétendre à un salaire plus intéressant.

Mais l’anglais n’est pas que la langue des affaires internationales : c’est aussi celle des voyages, de l’ouverture au monde et des loisirs. Sur un échantillon d’élèves suisses de 2007, 91,5 % déclaraient apprendre l’anglais pour faciliter leurs déplacements internationaux – ce qui en faisait la première motivation d’apprentissage, juste devant l’insertion professionnelle. Le phénomène se vérifie également loin des bancs de l’école, puisque 1 personne sur 3 apprend l’anglais pour voyager… et en définitive, pour s’ouvrir à l’autre.

Les langues européennes parfois qualifiées de « secondaires » sont donc toujours bel et bien plébiscitées par les apprenants, étudiants, voyageurs, migrants, professionnels et assoiffés de culture, ce aux quatre coins du monde ! Au-delà des objectifs d’ordre pratique ou professionnel, la curiosité intellectuelle, la beauté de la langue, l’attrait pour un mode de vie, une culture ainsi que la volonté de se connecter à l’autre sont autant de leviers qui contribuent à déclencher l’envie d’apprendre. La suprématie de l’anglais n’a pas étouffé l’intérêt que portent les apprenants à toutes les langues, même celles considérées comme marginales. Dans cet élan, l’évolution des modalités d’apprentissage et les avancées technologiques ont aussi un rôle à jouer.


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