“La maîtrise de la langue française est un réel accélérateur d’intégration pour les demandeurs d’asile” portrait de La Fourmilière, partenaire Gymglish

C’est en juillet 2020 que la Fourmilière a rejoint le programme Social Impact de Gymglish. La Fourmilière est une aventure humaine inspirante, qui se donne pour mission de rendre le bénévolat “sympa, accessible et spontané”.

Clément Debosque, l’un des fondateurs de l’association, nous présente l’histoire de cette structure et comment la crise sanitaire a digitalisé les actions de bénévolat qu’elle propose. 

Bonjour Clément ! Peux-tu nous raconter les débuts de La Fourmilière ? 

L’association part d’une rencontre dans une association philippine, en 2016. Cette année-là, j’ai échangé avec plusieurs français.e.s et nous avons réfléchi ensemble au concept du bénévolat. Nous voulions trouver une façon de continuer notre engagement solidaire en France, malgré nos agendas très chargés. A notre retour, nous avons commencé à organiser nous même des missions de bénévolat, puis nous avons lancé un groupe ouvert à toutes et à tous. Nous avons rapidement constaté que les freins aux actions de bénévolat étaient multiples et avons alors imaginé le concept de la Fourmilière : une communauté autour du bénévolat qui essaie de rendre ces actions sociales aussi sympathiques et accessibles qu’un verre entre ami.e.s. 

Nous proposons depuis octobre 2016 des actions ponctuelles ou sur le long terme auprès de publics très divers (seniors, primo arrivant.e.s, personnes sans domicile fixe…). Pour cela, nous avons notamment mis en place un calendrier en ligne où chacun peut s’inscrire rapidement et facilement pour des missions à impact concret. 

Très rapidement, nos cours de français ont eu un franc succès auprès des primo arrivant.e.s, la maîtrise de la langue étant un accélérateur indéniable pour leur intégration. Nous avons débuté cette aventure avec 5 professeur.e.s et 10 élèves. A la veille du premier confinement, nous étions plus d’une centaine ! 

Mais avec la crise sanitaire de 2020, vous avez dû vous adapter… 

En effet. Du jour au lendemain, nous avons dû arrêter ces cours en présentiel et nous tourner vers des outils digitaux pour pallier les fortes demandes de cours de langues. Nous avons dû nous adapter tant bien que mal : comment s’engager sans prendre de risque et sans sortir de chez soi ? 

Nous avons en partie trouvé la réponse grâce à un célèbre réseau social qui nous a permis de créer un groupe virtuel qui met en relation professeur.e.s et élèves. A l’époque, nous comptions plus de 1 200 enseignant.e.s pour 2 400 apprenant.e.s… mais la demande continuait d’affluer. 

C’est dans ce contexte que les cours en ligne Gymglish se sont intégrés à vos actions ? 

Exactement. Nous voulions proposer à nos bénéficiaires de garder un rapport quotidien avec le français (cours Frantastique) tout en leur offrant une méthode innovante, flexible et mobile. Nos professeurs bénévoles ont malheureusement peu de temps à leur accorder et nous souhaitions que les apprenant.e.s puissent continuer leur progression durant ces mois compliqués. Nous sommes très satisfait.e.s de cette solution : beaucoup ont joué le jeu et sont assidu.e.s. 

L’avantage, c’est que l’utilisation de vos cours est très simple. Ils/elles n’ont pas besoin d’identifiant, de mot de passe ni même d’un ordinateur fixe. L’association s’occupe de leur accorder des licences, ils/elles commencent leur parcours et reçoivent chaque jour une leçon sur mesure par email pendant au moins 6 mois. Pour résumer, c’est très simple à mettre en place et le cours va directement à l’apprenant.e !

Quels sont les enjeux de la Fourmilière à l’avenir ? 

L’un de nos prochains challenges serait d’essaimer le concept de la Fourmilière dans les principales villes de France et d’étoffer nos propositions de bénévolat à notre communauté.

Nous souhaitons ainsi accélérer l’intégration des primo arrivant.e.s à travers le bénévolat. Le but serait de leur proposer ces actions afin qu’ils/elles rencontrent des locaux, échangent en français et s’intègrent d’une façon différente à la société française. C’est une initiative que nous avons déjà développée à Paris. Près de 300 primo arrivant.e.s se sont lancés dans l’aventure à nos côtés pour des missions en rapport avec l’agriculture zen, des maraudes, des missions anti-gaspillage sur les marchés parisiens…



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