“Dans un monde idéal, La Chance n’existerait pas” Portrait de La Chance, partenaire Gymglish

Depuis 2004, notre programme Social Impact offre gracieusement des leçons Gymglish (anglais, français, espagnol, allemand, orthographe…) à des bénéficiaires d’associations, ONG ou structures sociales à travers le monde. 

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le quotidien de notre partenaire La Chance, association qui promeut la diversité dans les médias. Ronan Lancelot est membre du Conseil d’Administration et responsable pédagogique.

Bonjour Ronan ! Pourriez-vous commencer par nous présenter la mission principale de La Chance ?

La Chance est une association qui a pour but de faciliter l’accès aux concours d’écoles de journalisme aux étudiant.e.s boursier.iere.s. Nous agissons au quotidien pour favoriser une diversité plus forte dans les médias et proposons une prépa gratuite de 9 mois à Paris, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Grenoble et Rennes. La Chance accompagne, encadre, rassure nos bénéficiaires sur leurs capacités et compétences. 

Notre volonté depuis près de 12 ans est d’intégrer dans les rédactions des professionnel.le.s aux profils variés, qui viennent de milieux ruraux isolés, des personnes en situation de handicap ou issues de quartier dits “sensibles”. Nous sommes persuadé.e.s que ces jeunes ont leur place dans les écoles et plus largement dans le métier de journaliste. Cette diversité assumée au sein de notre formation est précieuse et entraîne par conséquent une diversité de points de vue intéressante et nécessaire aux médias. 

Quel a été le chemin parcouru par votre association depuis vos débuts ? 

Nous avons commencé en 2008 avec 5 étudiant.e.s à Paris et à présent nous sommes présents dans plusieurs grandes villes de France et accueillons des promotions de 70 à 80 personnes chaque année ! C’est une réelle réussite. La Chance est utile et efficace et nous sommes très fier.e.s que nos ancien.ne.s élèves s’investissent à ce point dans l’association. Ils/elles participent à son bon fonctionnement, donnent volontiers des conférences, des contacts… C’est un véritable réseau solidaire de 350 bénévoles. 

Côté médias, nous constatons que leur monde s’ouvre un peu et surtout que les écoles intègrent de plus en plus de diversité ! Mais le chemin à parcourir reste encore long et dans un monde idéal, La Chance n’existerait pas. Les médias d’information en France ne reflètent pas assez la population du pays. Nous répondons malheureusement à un besoin réel et à titre personnel, j’espère que d’ici 10 ans le monde du journalisme aura assez évolué pour que La Chance soit obsolète. 

Vous proposez notamment des formations en présentiel et en e-learning, pourriez-vous nous en dire plus sur les besoins de vos bénéficiaires ?

Nous constatons leurs besoins en formation dès la remise du dossier d’inscription qui compose la première étape du recrutement. Suite à cette épreuve, les bénéficiaires passent des entretiens en présentiel avec nos bénévoles et là encore les lacunes en anglais, français ou encore culture générale sont rapidement visibles. 

Leur futur métier implique une certaine aisance à l’oral ainsi qu’un excellent niveau oral et écrit. Le plus dur est de leur faire prendre conscience de leurs lacunes puis gagner cette confiance et cet aplomb que demande le métier de journaliste. Côté culture générale, nous sommes également face à un challenge de taille car notre but n’est pas de les standardiser mais de creuser avec eux leurs intérêts qui sont très souvent originaux. Pour nous, il n’existe pas de culture noble ou de culture basse, mais l’apprentissage de la culture générale est essentiel et doit s’acquérir tout au long de la vie. Nous sommes là pour les aiguiller dans cette tâche complexe.

Depuis près d’un an vos bénéficiaires font partie de notre programme Social Impact. Pourriez-vous nous en dire plus sur cette collaboration ? 

Vos outils sont très pertinents pour nous, nous sommes ravi.e.s de ce partenariat ! Nos bénéficiaires ont donc la possibilité de suivre Gymglish (cours d’anglais), Frantastique ortho (cours de grammaire et orthographe) ainsi que Mémorable (formation de culture générale). Le côté personnalisable des formations est résolument un grand avantage pour eux/elles car par définition le cours s’adapte à leur niveau et leurs envies. Les relances sont bien faites, sans pour autant être trop intrusives. L’univers des leçons reste ludique, on apprend en s’amusant chaque jour. Pour finir, nos bénéficiaires sont disséminé.e.s à travers la France, l’e-learning reste donc une solution pertinente et favorise l’égalité des chances.


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