“Venir d’un foyer multiculturel a beaucoup aidé mon apprentissage des langues” – Portrait d’Enis, Partnership Business Development Manager chez Gymglish

Enis est un amoureux des langues, c’est d’ailleurs cette qualité qui lui a permis de s’intégrer rapidement lorsqu’il arrive en France, à l’âge de 23 ans.

A l’écouter, on dirait presque que parler 4 langues couramment est chose facile mais ne vous y trompez pas, sa pratique à commencé depuis son enfance à Tunis en écoutant ses parents… et en regardant la télévision.

Bonjour Enis ! Commençons par le commencement : quelle est ta langue maternelle ? 

En fait j’en ai deux, le français et l’arabe. Petit, j’habitais avec ma famille à Tunis, en Tunisie. Ma mère est d’origine française, mon père est tunisien et je parlais les deux langues couramment à l’école et à la maison. Grâce à la télévision, nous étions baignés dans un environnement culturel francophone. Nous pouvions regarder des séries françaises, les “infos” et même des films doublés en français au cinéma… C’était plutôt facile de maintenir un bon niveau de français dans ce cadre. 

Tu as également su maîtriser une autre langue dès la petite enfance non ?

Oui, nous recevions une chaîne TV italienne chez nous et j’ai appris à parler l’italien comme ça, dès mon plus jeune âge. A cinq ans je maîtrisais plutôt bien la langue et sa culture. Au final à force de l’entendre, toute ma famille s’y est mise. 

As-tu appris d’autres langues durant ta scolarité ? 

A l’école, tous mes cours étaient en arabe jusqu’à mes 6 ans, puis nous sommes passés au français. A 13 ans au collège, nous avons débuté les cours d’anglais, c’était une langue presque inédite pour moi, je ne connaissais que quelques mots grâce aux jeux vidéos mais je ne l’avais jamais apprise et encore moins parlée. J’ai trouvé son apprentissage plutôt simple (si on le compare au français). Plus tard, au lycée, j’ai pu continuer à me perfectionner en italien grâce à une option linguistique.

D’ailleurs, pendant cette période, ma génération a fait partie d’un programme pédagogique plutôt… étrange. En mathématiques par exemple, nos énoncés étaient écrits en arabe et les options de réponses en français. Je n’ai jamais vraiment compris la raison de ce format mais tout ça s’est très vite arrêté.

A l’époque tu avais l’impression que ton multilinguisme allait t’aider professionnellement ?

Pas forcément, j’aimais juste apprendre de nouvelles langues pour être tout à fait honnête. Quand je suis arrivé en France à 23 ans après avoir terminé mes études d’optique, j’étais très fier de maîtriser 4 langues… puis j’ai rencontré des gens qui en parlaient 6, 7… ça m’a un peu remis à ma place. 

J’ai travaillé quelques temps en tant qu’opticien et je me suis lancé dans l’hôtellerie. Là, j’ai vraiment eu la sensation que mon côté polyglotte faisait la différence, le contact avec les clients était plus simple.

Quels sont tes projets d’apprentissage en 2020 ? 

L’année dernière je m’étais donné comme défi d’apprendre le japonais en autodidacte. A la place j’ai commencé l’espagnol grâce à Hotel Borbollón (by Gymglish ndlr) mais je réitère cette résolution en 2020 avec un peu plus de motivation ! J’aime beaucoup la culture et le cinéma japonais, je trouve que c’est une langue fascinante mais très difficile. Non pas par la complexité de sa grammaire mais plutôt par ses niveaux de politesse. La langue entière change en fonction de votre interlocuteur ou interlocutrice.

Tu vas donc bientôt parler 6 langues ! Quand comptes-tu t’arrêter ? 

Je ne sais pas ! Vivre dans un foyer multiculturel m’a aidé à intégrer inconsciemment la mécanique pour apprendre des langues étrangères. Quand on est habitué à avoir plusieurs raisonnements linguistiques, on s’ouvre plus facilement à l’apprentissage. Au final c’est grâce aux langues étrangères que j’ai pu m’intégrer rapidement à Paris, trouver ma place, un emploi et me faire des ami.e.s.

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