mardi 1 septembre 2009

E-learning : qui doit diriger l’innovation, les ingénieurs ou les utilisateurs?

(article écrit en 2008 pour un magazine espagnol)

Les nouvelles technos, les outils les plus ‘hype’ et les mots les plus ‘buzz’ font légitimement couler beaucoup d’encre. Les podcasts, le web 2.0, les applications iphone… Pourtant sur le segment du e-learning en particulier, les nouvelles technos ne se mettent pas toujours à la disposition de l’utilisateur, de l’efficacité de son apprentissage.

Les bonnes vieilles méthodes

L’immense majorité des acteurs du e-learning ont finalement décliné les bonnes vieilles méthodes que nous connaissons (livres, cassettes…) en multimédia. Par exemple dans le domaine des langues, nous disposons aujourd’hui d’une pléthore d’équivalents de nos bons vieux livres en 50 leçons, 100 étapes pour apprendre une langue, avec les mêmes structures linéaires, mais remises en forme en CDrom, sites web. avec des audios, des vidéos, des sous-titres, pas de sous-titres, des outils de reconnaissance vocale, des graphes, des courbes… La formation en devient-elle plus efficace? Non, car la problématique de l’apprentissage autonome ne réside pas dans l’habillage de la pédagogie, mais dans la capacité qu’a chacun à rester assidu sur cette pédagogie. En d’autres termes, l’obstacle numéro 1 à une ‘auto-formation’ efficace n’est rien d’autre que le manque de motivation et d’assiduité en aval. Vous pouvez mettre des trésors de technologie et de pédagogie à la disposition des utilisateurs, s’ils ne les utilisent pas, on aura tout perdu!




Cours d’anglais GymGlish

Lorsqu’on se demande pourquoi le e-learning ne décolle pas, en dépit de ses armes technologiques et de ses nombreux avantages en termes de souplesse d’utilisation, d’accès, de coûts, il faut peut-être revenir à l’essentiel : à la capacité du cerveau humain à rester concentré tout seul devant un écran, et à rester motivé sur une démarche moyen ou long terme d’apprentissage. On n’apprend pas l’anglais en un jour, il faut inscrire son effort dans la durée. GymGlish et son concept de gymnastique quotidienne de l’anglais par e-mails personnalisés d'une part, et scénarisés d'autre part, a pris le parti de s’intéresser aux liens étroits entre motivation et apprentissage. Faire en sorte que les utilisateurs restent assidus pendant toute la formation. Au final, sur les serveurs GymGlish, l’innovation et la sophistication technologiques sont bien là (intelligence artificielle, personnalisation de la pédagogie, optimisation de la mémorisation…). Mais côté utilisateur, les armes technologiques ne sont pas du dernier cri : l’email, l’audio. Ces technologies ne sont certes pas les plus 'hype' du moment, mais elles ont le mérite d'être universelles, et accédées quotidiennement par un nombre croissant de personnes sur terre. Ajoutez à cette dimension 'push' une vraie valeur ajoutée : une pédagogie personnalisée et une pincée d'humour, vous obtenez des cours d’anglais GymGlish avec des taux d’assiduité inégalés sur le marché.


Ainsi le e-learning va décoller, mais les ingénieurs devraient peut-être donner davantage la parole aux utilisateurs, aux ‘mauvais élèves’, à Monsieur Madame tout le monde, qui achète une méthode mais se décourage très vite. Au lieu d’imposer des méthodes d’apprentissage adaptées aux rares parmi nous qui savent se discipliner, la technologie devrait s’adapter à notre cerveau, à notre quotidien, et à notre fainéantise.

Benjamin

1 commentaire:

  1. Oui! L'humour et les personnages de GymGlish,(voir les dessins) m'incitent à ouvrir l'e-mail et à travailler mon anglais.
    Et si j'ai encore du mal à le faire, je me dis: "enfin, 10 minutes à peine sur une journée (ou 20 pour moi) même le plus fainéant du quartier est capable de l'faire".
    Et voilà, seulement 20% de paresse :)

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